Qualifier la faisabilité
Nous regardons d'abord si le dossier peut encore passer par le marché libre ou s'il faut envisager un accompagnement plus structuré, notamment via le BCT.
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Cette page vise les artisans, TPE et PME du bâtiment qui ont besoin d'une assurance décennale obligatoire malgré un refus du marché classique, un historique compliqué, une création récente ou une activité jugée sensible.
Parler à un conseillerNous regardons d'abord si le dossier peut encore passer par le marché libre ou s'il faut envisager un accompagnement plus structuré, notamment via le BCT.
Présentation de l'activité, historiques, pièces, points de vigilance, nature des travaux et lecture stratégique des garanties à demander.
L'article L241-1 du Code des assurances impose à tout constructeur de souscrire une assurance décennale avant l'ouverture du chantier. Pour un artisan, cette obligation est absolue dès le premier chantier, quelle que soit la taille de l'entreprise. Ne pas être couvert expose à une responsabilité personnelle lourde, à l'impossibilité de revendre le bien dans les 10 ans suivant la réception, et potentiellement à des sanctions pénales.
Le marché classique peut bloquer dans plusieurs situations : une création d'entreprise sans historique d'assurance, une résiliation pour non-paiement ou sinistre, une activité jugée atypique (photovoltaïque, ossature bois, étanchéité, fondations profondes). Les assureurs traditionnels appliquent des critères de sélection stricts et peuvent refuser sans explication approfondie.
Sans bilan ni historique d'assurance, les refus sont fréquents sur le marché libre. Le BCT permet d'obtenir une première couverture valide pour démarrer l'activité légalement et constituer un historique assurantiel.
Après une résiliation pour non-paiement ou sinistralité, les refus se succèdent mécaniquement. Le BCT impose à un assureur désigné de couvrir le risque, sortant l'entreprise de cet engrenage.
Certaines activités sont mal comprises par les assureurs classiques : charpente bois, photovoltaïque, façades complexes, travaux en hauteur. Une présentation précise du périmètre permet de recadrer la perception du risque.
Un chantier déjà réceptionné sans couverture peut, dans certains cas, être intégré à une police via le BCT. Cette option est soumise à étude de la situation et des conditions exactes de réalisation des travaux.
Institué par l'article L243-4 du Code des assurances, le BCT peut contraindre un assureur désigné à couvrir un risque que le marché libre a refusé. La procédure suppose un dossier complet et bien présenté : historique d'assurance, description précise de l'activité, pièces justificatives, points de vigilance traités en amont. Un accompagnement professionnel améliore significativement les chances d'aboutir dans des délais raisonnables.
Oui. La procédure BCT ne dépend pas du statut juridique. Un auto-entrepreneur intervenant sur des ouvrages soumis à la garantie décennale a les mêmes obligations qu'une SARL. S'il est refusé par le marché classique, il peut saisir le BCT dans les mêmes conditions.
Un seul refus documenté suffit pour justifier la saisine. En pratique, il convient de conserver tout justificatif du refus (courrier, email, attestation) pour constituer le dossier de saisine.
Entre 2 et 4 mois selon la complexité du dossier. Une attestation provisoire peut être délivrée plus rapidement dans les situations urgentes. La qualité du dossier présenté est le principal facteur influençant le délai.
Oui, la police issue d'une décision BCT est une assurance décennale valide à tous égards. Elle répond aux exigences de l'article L241-1 et peut être présentée aux maîtres d'ouvrage, notaires et toute administration compétente.
En général oui, car l'assureur désigné intègre un niveau de risque plus élevé dans sa tarification. La prime reste légalement encadrée et peut être renégociée à terme si le profil évolue favorablement.
Le plus utile est de demander une première indication ou de nous parler directement de votre cas. Nous vous dirons rapidement quelle voie a du sens.
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